La police des

Montréalais


Un important réseau de fraudeurs des « grands-parents » démantelé - Des victimes aînées assistent à l’enquête sur cautionnement

25 août 2016

Montréal, le 25 août 2016. - Aujourd’hui, plusieurs aînés victimes d’un réseau de fraude des « grands-parents » ont assisté à l’enquête sur cautionnement des suspects arrêtés et détenus depuis le démantèlement de ce groupe criminel, le 25 mai, par le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM), avec la collaboration de la Sûreté du Québec, du Service de police de Laval et du Service de police de l’agglomération de Longueuil. En partenariat avec le Centre d’aide aux victimes d’actes criminels (CAVAC) de Montréal, le SPVM a assuré le transport de ces aînés au palais de justice de Montréal afin de les soutenir et de les aider à diminuer les conséquences de l’acte criminel subi.

Des impacts considérables sur les victimes aînées

« Pour se sécuriser, les personnes aînées victimes de ces fraudes ont besoin de voir leurs présumés fraudeurs. Elles doivent pouvoir constater de visu qu’ils ont fait d’autres victimes et qu’elles ne sont pas les seules à avoir été bernées », précise M. Michel Leduc, commandant de la Section des crimes économiques du SPVM. C’est pourquoi des intervenants du CAVAC de Montréal, des policiers et des enquêteurs du SPVM ont accompagné et soutenu les victimes aînées qui désiraient assister à l’enquête sur cautionnement des suspects, ce matin. Les personnes aînées ne choisissent pas d’être victimes d’une fraude des « grands-parents ». Elles veulent seulement le bien de leur enfant, petit-fils ou neveu. Elles feraient n’importe quoi pour eux. « À la suite d’une fraude, les personnes victimes ressentent souvent de l’impuissance et de la honte. Ellespeuvent même se sentir coupables bien que ce soit elles les victimes. Dénoncer demande beaucoup de courage et nous ne pouvons que féliciter ces personnes aînées victimes qui ont surmonté leur peur et ont permis ce démantèlement. La force de ces personnes est inspirante », ajoute Mme Jenny Charest, directrice générale du CAVAC de Montréal.

La fraude des « grands-parents » est plus qu’un crime contre la propriété considérant l’ampleur de ses impacts sur les personnes qui en sont victimes, et plus particulièrement chez les aînés. Au plan financier, les victimes ne reçoivent aucun remboursement ou indemnités. Généralement, il est plus difficile pour les aînés de se relever de pertes financières significatives. Au plan psychologique et social, les victimes peuvent subir un stress important pouvant conduire à la dépression, à un état de stress post-traumatique et à de l’isolement. De plus, plusieurs aînés n’osent pas parler de peur de voir leur capacité d’être autonome remise en question.

Un réseau de sécurité tissé serré autour des aînés

Dans le cadre de l’enquête, la Section des crimes économiques a appliqué le modèle Intervention policière auprès des aînés maltraités (IPAM) que le SPVM a adopté sur l’ensemble du territoire montréalais cette année. Selon cette nouvelle approche, les policiers et les enquêteurs font un rapport et réfèrent chacune des victimes aînées à des ressources afin qu’elles reçoivent l’aide et le suivi appropriés. Grâce à la collaboration des intervenants du milieu, les victimes sont prises en charge au sein du réseau communautaire et public, de la santé et des services sociaux. Chacun intervient en complémentarité, dans son champ de compétences respectif.

Ainsi, tous les aînés victimes du réseau de fraudeurs ont été référés au CAVAC de Montréal. Dans un premier temps, les intervenants du Centre ont rappelé les personnes ayant été victimes de ce réseau dans les trois mois précédant son démantèlement pour leur offrir du soutien et vérifier la possibilité qu’elles témoignent au procès. Puis, les policiers responsables IPAM, les agents de concertation et sociocommunautaires ont rencontré 322 autres victimes ou communiqué avec elles pour les rassurer en leur annonçant le démantèlement du réseau, les féliciter d’avoir dénoncé leur cas à la police et leur donner des conseils de prévention. Tel que le rapporte le commandant Leduc : « Des agents sociocommunautaires des postes de quartier ont visité et visiteront certaines institutions bancaires de leur secteur afin de sensibiliser les caissiers à ce type de fraude, à ce qu’ils peuvent faire pour la prévenir dans le cadre de leur travail et à la façon d’agir face à une personne aînée lors de transactions inhabituelles ».

Des conseils de prévention

  • Les arnaqueurs sont habiles et font preuve d'ingéniosité. Restez sur vos gardes même si votre interlocuteur se fait très insistant et paraît crédible.
  • Si l’appelant vous demande si vous l’avez reconnu, répondez « non ».
  • Posez des questions personnelles auxquelles seuls vos proches sauront répondre
    (ex. : nom d’un parent, ville de sa naissance, souvenir de famille unique).
  • Demandez-lui un numéro pour le rappeler le temps que vous fassiez vos vérifications. N’hésitez pas à raccrocher ou à demander un numéro de rappel. En cas de doute, raccrochez.
  • Téléphonez à un membre de votre famille pour valider l’information.
  • Ne transférez ou ne remettez jamais d’argent immédiatement à la suite d’une demande téléphonique.
  • N'oubliez pas que vous pouvez toujours dire non, même à un proche.
  • N’hésitez pas à porter plainte à la police en composant le 911, ou encore, de façon anonyme et confidentielle à Info-Crime Montréal au 514 393-1133.

Pour en savoir +

SPVM :

 

CAVAC de Montréal

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Sources:
Section des communications et des relations médias
SPVM
514 280-2015

Porte-parole :
Michel Leduc, commandant, Section des crimes économiques
Nathalie Lavoie, agent de concertation, Division Nord

 

CAVAC de Montréal
514 277-9860, poste 2232
Porte-parole : Jenny Charest, directrice générale


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