La police des

Montréalais


Portraitiste

Être portraitiste au SPVMAuparavant, le travail de portraitiste était fait à la main par un dessinateur qui traçait, à l'aide de crayons, les visages issus de la mémoire des victimes.

Par la suite, on a utilisé la technique du « flap chart » (montage de cartons illustrant différentes parties du visage), qui permettait de reconstituer de façon sommaire le visage d'un agresseur.

Depuis, l'informatique et des logiciels performants sont venus faciliter grandement le travail. Le technicien a accès à une foule de détails de la physionomie faciale afin de construire avec justesse le visage d'un suspect.

Une spécialisation pointue

Première femme à occuper la fonction de portraitiste au SPVM, l'agent Diane Boudreault réalise, depuis 2004, environ 30 portraits-robots annuellement. Peu de personnes au Québec exercent cette spécialisation : outre Mme Boudrault, deux portraitistes de la Sûreté du Québec couvrent l'ensemble de la province.

L'abc de la fonction

La création d'un portrait-robot exige de la patience et une moyenne de quatre heures de travail minutieux. Le portraitiste doit d'abord s'assurer que la victime a pu suffisamment observer son agresseur pour en fournir la description. Comme le souligne Mme Boudreault, « L'outil du portraitiste est la mémoire de la victime ». Il importe donc de faire appel aux services du portraitiste dans le plus court délai suivant l'agression, en début d'enquête, même s'il ne servira que plus tard. Le passage du temps efface les images de la mémoire et laisse les influences d'autrui les contaminer.

Une clientèle vulnérable

Les victimes d'agressions sexuelles représentent la principale clientèle du portraitiste. La rencontre étant difficile pour la victime sur le plan émotif, le portraitiste doit lui démontrer empathie et soutien. Toutes les parties du visage doivent être décortiquées. L'ordinateur suggère une kyrielle d'images faciales et, par élimination, le portraitiste guide la victime jusqu'à ce que celle-ci soit satisfaite du résultat. Le réalisme d'un portrait-robot peut perturber une victime parce qu'il lui remémore son agression.


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