
C'est en 1940 que les citoyens montréalais ont commencé à recourir au crédit, et dès 1944, le SPVM mettait en place une Section des fraudes qui a compté, jusqu'en 1963, 26 enquêteurs.
Composée des fraudes générales, des fraudes financières et des incendies criminels, la Division des crimes économiques et de propriété (DCEP) compte aujourd'hui 70 enquêteurs, agents et employés civils.
Les fraudes les plus fréquentes : les fraudes d'identité
La Section des fraudes générales traite environ 6 000 plaintes par année. Parmi celles-ci, on compte quelque 1 200 dossiers de fraudes d'identité. Le projet de loi (S-4) a récemment établi deux types d'infractions relatifs à l'identité :
1) La possession illégale de documents nominatifs et identificateurs, par exemple, un permis de conduire appartenant à quelqu'un d'autre. Cette infraction est maintenant appelée « vol d'identité ».
2) La fraude d'identité (anciennement supposition de personne), qui consiste à utiliser l'identité d'une autre personne pour commettre des fraudes ou pour s'identifier lors d'une interpellation policière à la suite d'une infraction au Code de la sécurité routière ou au Code criminel.
Les fraudes par cartes de paiement représentent la grande majorité des dossiers annuels. Selon l'Association des banquiers canadiens, les fraudes par cartes de paiement entraînent des pertes de plus de 500 millions de dollars au Canada, annuellement. La Section des fraudes SPVM a, en 2010 seulement, démantelé 5 laboratoires de fabrication de cartes de crédit et de débit.
Récemment, dans le projet Flash Back, les enquêteurs ont saisi du matériel qui aurait permis aux fraudeurs de s'approprier jusqu'à 40 millions de dollars. L'ordinateur saisi comportait plus de 40 000 numéros de cartes de crédit et débit représentant en moyenne, un potentiel de fraudes de 1000 $ par carte.
D'autres exemples de fraudes générales
Fausses loteries : les fraudeurs vous contactent par téléphone, par courrier ou par Internet et vous font croire que vous avez gagné à la loterie et qu'il vous suffit de payer les taxes ou des frais administratifs pour recevoir votre prix. Ils vous demandent d'envoyer une somme d'argent à une adresse le plus souvent à l'étranger. Bien entendu, vous ne recevrez jamais votre prix.
Faux chèques : le fraudeur vous appelle par téléphone pour vous indiquer qu'il vous a acheminé un chèque par erreur. Pour compenser les difficultés que vous encourrez afin de lui restituer son dû, il vous autorise à déposer le chèque dans votre compte et à en conserver une partie. Vous envoyez ensuite la plus grande partie au fraudeur, somme que vous perdrez lorsque le chèque déposé s'avérera sans provision plusieurs semaines plus tard.
Les qualités requises pour travailler à la Section des fraudes
De par la nature même du crime, qu'il s'agisse d'enquêteurs, d'analystes ou d'employés civils, l'équipe des fraudes doit faire preuve d'imagination, de persévérance et doit être à l'affût des nouveaux types de fraudes. Actuellement, la priorité de traitement des dossiers est la suivante : ceux qui impliquent les gangs de rue, puis le terrorisme et ceux dont sont victimes les aînés.
Les fraudes sont souvent et avec raison désignées comme le crime de l'avenir : les fraudeurs ont vite appris à tirer avantage des nouvelles technologies, dont Internet, pour commettre des fraudes d'un bout à l'autre de la planète. Les enquêteurs doivent être aussi rapides qu'eux.
Que nous réserve l'avenir ?
Les fraudes sont trop souvent perçues comme un crime sans violence. Il faut cependant savoir que le crime organisé, incluant les gangs de rues et les organisations terroristes, récolte annuellement des fortunes grâce à la fraude. L'argent sert, entre autres, à financer d'autres activités criminelles tel l'achat de drogues, voire à financer des activités terroristes.
Bien que nous demeurions optimistes quant à nos habilités et notre expertise, nous savons que les fraudeurs sont très créatifs et avant-gardistes. Le progrès fulgurant d'Internet, des réseaux sociaux tels que Facebook et Twitter, pour ne nommer que ceux-ci, représentent un défi de taille pour tous les services de police. C'est en développant des partenariats solides et efficaces avec les institutions financières, ainsi qu'avec les secteurs publics et parapublics que nous pourrons faire face aux fraudeurs de demain.
C'est d'ailleurs dans cette optique que plusieurs comités ont été créés dernièrement tant au niveau provincial que national afin de réunir les acteurs dans le but d'explorer les meilleures pratiques en matière d'échec à la fraude. La Section des fraudes du SPVM est fière de participer à ces initiatives.
Fraudes - Conseils de prévention pour éviter d'en être victime
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