
Entretien avec Jean Tremblay, PDQ 26

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Pourquoi avez-vous choisi d'être agent de quartier - sécurité routière?
Étant moi-même citoyen et «payeur de taxes», je suis témoin tous les jours d'infractions au Code de la sécurité routière. Et je sais combien mes concitoyens apprécient voir un policier faire appliquer la réglementation pour rendre nos rues plus sécuritaires. Je trouve d'ailleurs très valorisant le fait que des citoyens de mon quartier me saluent et me remercient pour mon travail, comme on le faisait jadis avec le boulanger, le laitier ou l'épicier du coin. C'est le côté humain que j'aime. J'ai également l'impression de contribuer à quelque chose en exerçant les pouvoirs qui nous sont conférés.
Au quotidien, qu'est-ce que vous préférez faire?
Travailler à l'extérieur, «sur l'asphalte», comme on dit.
Et que trouvez-vous le plus difficile?
La température froide de l'hiver lorsqu'on travaille à pied pendant quelques heures.
Quel est votre plus grand défi?
De persévérer dans l'application quotidienne du Code, car il y a des jours où on a l'impression de travailler tout seul...
Quelle est la réalisation dont vous êtes le plus fier?
Le prix Webber Seavey Award remporté en 2007 par le PDQ 26, en Louisiane, aux États-Unis. L'effort collectif de mes collègues dans l'application du Code au cours des cinq années précédentes, et la réduction du nombre de collisions matérielles sur le chemin de la Côte-des-Neiges, nous ont valu ce prix. C'est M. La Penna, notre ancien commandant, qui avait soumis notre candidature.
Pouvez-vous nous raconter une anecdote qui permettrait d'illustrer votre manière de travailler?
Il y a quelques années, avant d'être agent - sécurité routière, je travaillais en solo, et il y avait sur mon territoire un passage pour piétons problématique. Un samedi soir d'hiver, je m'appliquais à le surveiller sur le terre-plein, avec mes bas de laine chauffants à piles tellement c'était glacial! Un véhicule de l'Intervention Ouest me croise alors, et les policiers me demandent ce que j'ai fait pour être puni comme ça... Or j'étais là de ma propre initiative!
Et une anecdote qui permettrait d'illustrer un aspect cocasse de votre travail?
Il y a quelques années, après avoir reçu une amende salée pour excès de vitesse, une dame a téléphoné au Poste... Sauf que ce n'était pas pour se plaindre, mais plutôt pour me féliciter de l'approche que j'avais eue avec elle!
Que diriez-vous à un jeune qui voudrait exercer le même métier que vous?
De traiter la personne qu'il intercepte de la même façon qu'il aimerait être lui-même traité, car le respect attire le respect. De ne jamais oublier aussi que nous ne sommes pas la Loi, même si nous la représentons. Et finalement, de ne pas prendre de façon personnelle les relations parfois tendues entre le policier et le contrevenant intercepté...
Quelle est la qualité principale nécessaire pour bien réaliser votre travail?
Le sens de l'observation.
Considérez-vous que votre travail comporte des éléments de danger?
Bien sûr. Il y a d'abord le risque de se faire heurter par un véhicule, puisqu'on travaille à pied quotidiennement. De plus, on demeure des policiers, alors on peut intercepter un véhicule pour une simple infraction au Code de la sécurité routière, pour découvrir ensuite que le conducteur est en fuite à la suite d'un grave délit relié au Code criminel. Sans parler des possibilités d'altercations physiques avec les contrevenants.
Rôle de l'agent de quartier - sécurité routière
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