
Cette capsule de sensibilisation vous est présentée par la concertation Aînés du ROCHA.
Marie-Louise a 75 ans, elle est atteinte de la maladie de Parkinson, se déplace en fauteuil roulant et est dépendante de Jacques, son conjoint, pour l’aider quotidiennement. Bien qu’ils vivent ensemble depuis plus de cinquante ans, il n’en demeure pas moins que la tension entre eux est parfois grande. Leur fils Marc appelle pour leur proposer d’aller souper au restaurant.
Jacques : Oui Marc, je serais très content d’aller souper avec vous. (…) Non… non. Ta mère ne pourra pas venir. Elle n’est pas très en forme ces temps-ci. Ça sera mieux si elle reste à la maison. C’est fatiguant pour elle de sortir. (…) Non, elle dort en ce moment. Elle te rappellera peut-être plus tard. (…) D’accord. À ce soir. Bye, bye.
Marie-Louise : C’était Marc au téléphone?
Jacques : Oui, je vais aller souper avec lui ce soir. Toi, c’est mieux que tu restes ici.
Marie-Louise : J’aurais aimé y aller aussi.
Jacques : Non. Tu vas être trop fatiguée. Il va encore falloir que je m’occupe de toi et ça va être trop long se rendre. Déjà que je fais tout pour toi ici. Tu pourrais peut-être me laisser une soirée de libre une fois de temps en temps.
Marie-Louise : Mais, Jacques, je sors si peu.
Jacques : Jacques par-ci, Jacques par-là. Marie-Louise, t’es fatigante pis moi j’t’à bout! Tu n’es plus bonne à rien, tu n’es même pas capable de te laver seule.
Marie-Louise : J’suis désolée.
Jacques : Des fois, j’pense que j’devrais arrêter de m’occuper de toi. Je devrais faire comme me dis ma soeur et te placer dans un centre, tu réaliserais peut-être un peu plus tout ce que j’fais pour toi.
Marie-Louise : Jacques, j’t’en supplie dis pas ça!
Jacques : Là-bas, on sait bien, ils maltraitent les gens.
Des situations comme celles-ci sont souvent trop fréquentes et révèlent une forme d’abus envers les aînés moins visibles; mais tout autant dommageable: l’abus psychologique.
L’abus psychologique vise à causer une souffrance émotive à quelqu’un d’autre. Elle vise à créer une angoisse à autrui. Elle se manifeste par des gestes qui peuvent sembler anodins et qui peuvent être lourds de conséquences. On parle ici d’intimidation, de violence verbale ou d’humiliation. Dans le cas de Marie-Louise, il s’agit de menaces pour lui faire peur et la contrôler en plus de paroles pour la rabaisser en privé.
L’abus psychologique est tout aussi important et dangereux que l’abus physique. Il a pour conséquence chez la personne qui le subit d’atteindre son estime d’elle-même, sa dignité ou sa confiance en elle. Il amène la personne qui en est victime à vivre de la honte, de se sentir rabaissée, moins importante, nuisible. La victime peut développer des symptômes de dépression et chercher à s’isoler. L’abus peut, dans certains cas, amener la personne à songer au suicide.
L’abus psychologique est inacceptable! Si vous connaissez une personne qui vit une situation difficile, il faut lui en parler avec ouverture, lui mentionner qu’elle a des droits et que la situation qu’elle vit peut changer. Il importe de lui permettre de s’exprimer.
Un organisme comme le CLSC peut apporter de l’aide. N’hésitez surtout pas à consulter. Il existe aussi une ligne Info-Abus au 514-489-2287 ainsi qu’une ligne S.O.S. Violence conjugale au 1-800-363-9010.
Cette saynète est produite par les membres de la concertation des aînés du Rocha dans le cadre du Salon des aînés angevins qui aura lieu le 28 septembre prochain au centre Roger-Rousseau. Comme l'admission se fait exclusivement sur présentation d'un billet, vous devez réserver le vôtre en communiquant avec le Rocha au 514 351-4173, dès le 4 septembre 2012.
-30-
Josée Laganière
Agente sociocommunautaire
PDQ 46
©2004-2013, Tous droits réservés. Service de police de la Ville de Montréal | Avis légal
Ce site est optimisé pour une résolution d'écran de 1280 x 1024 pixels.