
Un gang de rue est un regroupement plus ou moins structuré d’adolescents ou de jeunes adultes qui privilégient la force de l’intimidation du groupe et la violence pour accomplir des actes criminels dans le but d’obtenir pouvoir et reconnaissance et/ou de contrôler des sphères d’activités lucratives.
De cette définition générale, validée en 1991 par le Service canadien de renseignements criminels et révisée en 2003 conjointement avec le ministère de la Sécurité publique du Québec, découlent trois profils de gangs de rue.
L’adhésion à un groupe fait partie intégrante du processus de développement des adolescentes et adolescents. La commission de délits mineurs (vols à l’étalage, graffitis, etc.) peut aussi faire partie de cette étape de leur vie.
Toutefois, lorsque la violence et la criminalité prennent le dessus sur la vie de groupe, on s’approche, selon divers degrés, du profil d’un gang de rue.
Regroupement peu structuré d’adolescents qui commettent des infractions mineures.
Il faut intervenir auprès de ces bandes avec des mesures de prévention et de sensibilisation.
Regroupement d’individus, généralement des adolescents, qui ont pour modèles les gangs majeurs.
Cependant, leurs activités sont moins structurées et plus improvisées : le gang émergent se centre sur l’acquisition puis la défense d’un territoire.
Ses membres pratiquent le taxage, profèrent des menaces et commettent des agressions armées aux abords de certains lieux publics. Ils sont des recrues de premier choix pour les gangs de rue majeurs.
Il faut intervenir auprès de ces gangs en faisant de la prévention et de la répression.
Regroupement d’adultes ou d’adolescents qui commettent des crimes de plus haut niveau, comportant une violence ciblée.
Avec ces gangs, des interventions répressives sont nécessaires.
Les gangs de rue se font et se défont constamment. L’appartenance d’un membre à un groupe peut ainsi être de très courte durée.
Le Service de police (SPVM) dénombre environ 20 gangs de rue majeurs sur le territoire de Montréal, répartis en deux groupes distincts (les Rouges et les Bleus) qui représentent entre 300 et 500 membres environ.
De tous les jeunes, 99 % ne sont pas criminalisés. Aussi le SPVM consacre-t-il des efforts soutenus à la prévention auprès de ces derniers, et s’affaire à soutenir les parents
Les gangs de rue sont répartis partout sur l’Île et se déplacent constamment d’un endroit à l’autre.
Mais grâce aux équipes d’enquêteurs, de patrouilleurs et d’agents sociocommunautaires présents dans tous les arrondissements de l’île de Montréal, le SPVM est en mesure d’assurer une vigie et des interventions en tout temps.
Contrairement aux groupes du crime organisé, les gangs de rue sont reconnus pour être imprévisibles et non structurés. Leurs actes de violence peuvent résulter d’une pulsion du moment, même sans objectif de gain financier.
Les gangs de rue cherchent, par opportunisme, à acquérir un territoire et gagner de l’argent rapidement.
Leurs activités tournent notamment autour du trafic de drogues et d’armes, de la prostitution juvénile, du vol, du prêt usuraire, de l’extorsion et du recel.
Nota : Il existe des indicateurs spécifiques utilisés par les experts du SPVM qui permettent de reconnaître les éléments qui influencent l’organisation d’un gang de rue, et les critères permettant de déterminer l’appartenance à ces groupes. Ces critères ne sont pas contenus dans la description générale de GDR.
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