La police des

Montréalais


Cyberpédophilie

 Saviez-vous que 99 % des jeunes de 12 à 17 ans ont déjà utilisé Internet, et que 87% d'entre eux le font sur une base régulière ?

Les cyberprédateurs, eux, le savent, et ils sont à la recherche de personnes vulnérables parmi ce grand bassin d'internautes, avides d'attention. Ils ciblent des sessions de clavardage, où ils se font passer pour des mineurs. Ils y incitent par exemple les jeunes à se dévêtir devant leurs webcams.

D'autres offrent aux adolescentes de gagner de l'argent rapidement, et elles sont ainsi prises dans l'engrenage de la prostitution. Ce type d'invitation a surtout lieu sur des sites administrés par des membres de gangs de rue, en apparence « cools ».

Voici les stratégies d'attraction généralement utilisées par un cyberprédateur :

  • Il donne de l'attention.
  • Il donne de l'affection, il est gentil;
  • Il tente de séduire en donnant des cadeaux, de l'argent, des cartes de crédit, etc...
  • Certains sont séducteurs, et d'autres, très directs ou insistants.
  • Il tente d'éloigner le jeune de ses parents en affirmant des choses comme « Je te comprends... », « J'ai vécu quelque chose de pareil, mes parents ne me comprenaient pas... »
  • Il entame des conversations de nature sexuelle.
  • Il transmet des photos ou des vidéos ou encore, il amène le jeune à naviguer sur des sites pornographiques (adultes ou juvéniles) afin de banaliser la sexualité et de créer une distorsion de la réalité.

Afin de rencontrer le jeune, le cyberprédateur emploie toutes sortes de techniques pour tenter de l'attirer hors de la maison, de l'école ou d'autres endroits. Il peut faire des promesses en échange d'une rencontre, ou utiliser des cadeaux, de l'argent, comme appât.

Pour éviter toute situation fâcheuse, voici comment se protéger des cyberprédateurs :

  Protégez vos renseignements personnels et ne les divulguez pas en ligne : nom, numéro de téléphone, adresse à la maison, courriel, âge, sexe, mot de passe, école.

Soyez aussi vigilant sur les blogues.

 Évitez de diffuser votre photo sur Internet.


Attention à vos amis virtuels
:

 Limitez la distribution de votre liste de contacts à vos amis.

 Attention aux discussions avec des inconnus.

 N'acceptez pas de leur part des cadeaux ou des sommes d'argent.

 Évitez de rencontrer une personne dont vous avez fait la connaissance en ligne.


Si la décision de rencontrer un inconnu
est prise :

 Informez vos parents ou un adulte.

 La rencontre doit se faire dans un endroit public.

 Soyez toujours accompagné d'un ami ou d'un parent.

Vous êtes témoin de cyberexploitation ?

Si vous surfez sur des sites qui présentent des preuves d'exploitation sexuelle de mineurs ou qui recrutent des adolescents pour de la prostitution juvénile, vous êtes en mesure d'intervenir.

Voyez ce que vous pouvez faire :

Q. J'utilise un logiciel d'échanges de fichiers poste à poste. Lors d'un téléchargement, j'ai obtenu un film présentant des images de pornographie juvénile sans le vouloir. Que puis-je faire ?

 R. Il est excessivement difficile d'enquêter sur les cas impliquant la technologie poste à poste. Toutefois, voici des informations importantes à noter si vous désirez effectuer un signalement à la police :

  • Le nom du fichier téléchargé
  • Le nom de l'usager (il apparaît dans la colonne utilisateur)
  • L'adresse IP de la personne (si disponible)

Q. Je « surfais » sur le Net et je suis arrivé sur un site de pornographie juvénile. Comment le signaler ? 

R. Prenez en note l'adresse exacte du site Web, et faites-la parvenir à Cyberaide. Si un enfant court un danger immédiat, composez le 9-1-1.

Q. Je soupçonne que des usagers d'un logiciel de clavardage s'adonnent à des activités de prostitution juvénile. Comment réagir ?

R. Tentez d'amasser le maximum d'informations, puis communiquez-les à votre service de police local :

  • Pseudonymes
  • Adresses courriel
  • Commentaires
  • Détails des profils.

Dans le logiciel client MIRC, par exemple, la commande « /whois  » permet d'obtenir toutes les informations sur un utilisateur.

Si c'est vous-même qui avez eue la conversation douteuse, il peut être très utile de l'enregistrer. Pour le faire dans MIRC, il suffit d'utiliser la commande « /log on ».

Tous les logiciels offrent des fonctionnalités d'identification et d'enregistrement de conversations avec des niveaux de détails différents. Référez-vous à la documentation de votre propre logiciel de clavardage.

Pour en savoir +

 Cyberaide - Cliquez pour dénoncer

Pour voir des exemples de cas réels de cyberexploitation, consultez le site Internet 101 mis en ligne par la Gendarmerie royale du Canada, qui est très complet sur le sujet:

 Internet 101

 



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