
Plusieurs reportages ont abordé la réalité multiculturelle du Service de police de Montréal au cours de la semaine. Quelques explications quant au contexte entourant cette réalité seraient toutefois utiles. Voici donc des chiffres qui facilitent la compréhension et témoignent de la difficulté à se comparer à d'autres villes.
Langue
Avec la Loi sur l'accès à l'égalité en emploi dans des organismes publics, seuls les employés dont la langue maternelle n’est ni le français, ni l’anglais peuvent s’auto-identifier dans le groupe «minorités ethniques».
N'eut été de cette Loi, le pourcentage de policiers issus de minorités visibles et ethniques en février 2011 serait de 15,2 % au SPVM, et non de 11,9 %.
Minorités visibles
Les données de Statistiques Canada indiquent qu’en 2006, 42,9 % des citoyens de Toronto étaient issus des minorités visibles, alors que ce groupe représentait seulement 11, 6 % de la population à Montréal.
Encore là, ces données illustrent que Toronto bénéficie d’un net avantage sur Montréal quant au bassin de candidats potentiels issus de minorités visibles qu’il peut évaluer pour occuper une fonction de policier au SPVM.
Exigences d’embauche au service de police de Toronto
Exigences d’embauche au SPVM
Bref, quand on tient compte de tous ces éléments, on comprend mieux pourquoi le SPVM maintient qu’il ouvre toutes grandes ses portes aux citoyens issus de minorités ethniques. Ces derniers contribuent à l'ouverture de notre société sur la différence, permettent une meilleure intégration des nouveaux arrivants à la société Montréalaise et Québécoise, tout en jouant un rôle de premier plan dans le rapprochement entre le SPVM et les citoyens.
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